Activités

Présentation du Dictionnaire des Fusillés à Nîmes

Mardi 5 avril 2016, notre ami Raymond Huard avait fait le nécessaire afin de présenter le Dictionnaire des fusillés et des exécutés à Nîmes.
Les Amis de la librairie Diderot  de Nîmes avait organisé cette rencontre avec le soutien de l'Association Maitron Languedoc-Roussillon dont plusieurs des adhérents nîmois étaient présents.

Le débat a été introduit par l'intervention de Raymond Huard qui parla des fusillés du Gard. Il n'oublia pas les guillotinés de la prison de Nîmes (une descedante de l'un d'entre eux Vincent Faïta était présente dans la salle). dont Annie et Claude Pennetier présentèrent le Dictionnaire et l'important chantier portant sur les fusillés et exécutés sommaires. Ils développèrent les problèmes posés par cette recherche et les questions qu'elle suscite. André Balent traita des aspects régionaux au sens large puisqu'il ne négligea pas Midi-Pyrénées dont le sort est désormais lié à celui du Languedoc-Roussillon

Trente -cinq personnes avaient répondu à l'invitation des organisateurs qui avaient donné rendez-vous dans une salle de la périphérie de la ville. Le débat, fructueux, répondit aux attentes de l'auditoire se prolongea autour d'un apéritif.



"À la tribune, de gauche à droite : Raymond Huard, Claude Pennetier, Annie Pennetier. Photographie André Balent"




"Une vue d'une partie de l'assistance. Photographie André Balent"

 

 

 

du PV de l'Assemblée Générale du 12 mars 2016

2 – Bureau : renouvellement.  La secrétaire exprime le vœu d’un élargissement du Bureau.  Serge Escudier accepte de présenter sa candidature. Par un vote à l’unanimité, elle est acceptée, ainsi que le renouvellement du Bureau dans sa composition actuelle. René Lloret, nouvel adhérent, qui est le secrétaire général des « Amis de Jean Jaurès » de Toulouse estime que la candidature d’un adhérent de la région Midi Pyrénées serait prématurée.
3 – Recherches en cours. Jean-Claude Richard intervient sur la question de l’accès aux archives. Les facilités récemment accordées permettent l’étude de dossiers de police ; il en a vu par exemple tout l’intérêt pour la période 1940-1942 à Montpellier. Mais il insiste avec raison sur la nécessité d’utiliser aussi les fonds allemands, de Fribourg ou de Berlin. Il remarque aussi que l’accès à ces archives n’est plus le privilège des historiens Il en ressort des problèmes de déontologie. M. Richard évoque enfin les tribulations des archives du procès de l’intendant de police Marty. Il souhaite une action des archivistes en faveur des chercheurs.
 Recherches du Maitron : Claude Pennetier rappelle qu’il convient de terminer les biographies qui doivent entrer dans le dernier volume de la collection consacrée à la 5ème période. Un grand et nouveau chantier est ouvert : celui des Fusillés.  Il est possible de présenter des notices individuelles ou de procéder  par « lieux d’exécution » avec une liste des victimes, et des liens, quand cela est faisable, avec des notices individuelles. André Balent a déjà beaucoup travaillé selon cette méthode sur 5 départements du Languedoc-Roussillon et  de Midi-Pyrénées. Claude Pennetier intervient pour donner des précisions sur la typologie des victimes et les objectifs de l’équipe parisienne qui pilote cette recherche. Une Association spécifique a été créée  et l’association Maitron-Languedoc-Roussillon y a adhéré. L’objectif est d’aboutir à un dictionnaire et aussi de réaliser une cartographie. Pour chaque département, grâce à un balisage auquel s’attache particulièrement Annie Pennetier, de petits dictionnaires départementaux pourront être tirés à part et proposés localement en même temps que le Dictionnaire.
Après Perpignan, Carcassonne, et Nîmes, une présentation du Dictionnaire est envisagée à Béziers dans un délai aussi proche que possible.
  Enfin, le Bureau propose que la Journée d’études de 2017 qui aura lieu soit à Montpellier soit à Carcassonne, soit consacrée à l’année 1917 dans la région. Dans cette perspective, nous lançons un appel à communications.
4 -  Questions diverses : La rubrique est consacrée essentiellement à la situation créée par la réforme régionale. Faut-il et peut-on étendre les activités Maitron sur le territoire de la nouvelle région ?  Il n’existe pas d’association « Maitron » en Midi-Pyrénées. Rémy Pech a souhaité une présence toulousaine à  notre Assemblée générale et deux personnes ont bien voulu répondre à notre invitation. M. Lloret, secrétaire général des Amis de Jean Jaurès de Toulouse expose les buts et les pratiques de cette grande association. Il ne saurait être question de fusion entre nos deux associations, proches par leurs valeurs, mais clairement distinctes par ailleurs. M. Escudier intervient pour dire la difficulté que va présenter l’adaptation à une région étendue sur 13 départements.  Pour M. Lloret on peut cependant envisager des échanges et, à l’occasion, une mutualisation des moyens. Mais l’objectif du Maitron L.R. reste l’extension à la région entière. Les Amis de Jean Jaurès peuvent nous y aider. M. Richard conseille de procéder par étapes, de réfléchir aux modalités d’une extension qui doit être réalisée dans la concorde. En attendant, Claude Pennetier propose la participation de tous à certaines initiatives, à Paris le 7 décembre au grand auditorium sur un bilan du travail biographique accompli, et à Toulouse, pendant le prochain automne autour des figures de Michelle Perrot et de Rolande Trempé.
Il est décidé de maintenir des contacts et échanges  réguliers entre les chercheurs du nouvel ensemble régional. Richard Vassakos adressera un courrier à tous ceux de Midi-Pyrénées qui figurent déjà parmi les auteurs du Maitron.
L’ordre du jour étant épuisé, le président clôt la réunion à 13 h.

Après un repas pris en commun, certains ont fait, comme cela était proposé, une excursion dans l’île de Ste Lucie

                          La secrétaire :                 Hélène Chaubin.

 

: Richard Vassakos, Béziers, président de l'AMLR, Jean-Claude Richard, Saint-Guilhem-le-Désert

de droite à gauche : Claude Pennetier, Jean-Claude Richard, Richard Vassakos, Monique Balent ; de dos : Hélène Chaubin

Claude Pennetier, directeur du Maitron

 

Présentation aux archives de l'Aude (Carcassonne)du Dictionnaire des fusillés et des exécutés, 1940 -1944, le 10 novembre à 20 h 30. Conférence d'André Balent.

 

L’AMLR AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE L’AUDE (CARCASSONNE, 10 NOVEMBRE 2015)

Le 10 novembre 2015, à 20 heures 30 mn, l’Association Maitron Languedoc-Roussillon(AMLR) était accueillie  aux Archives départementales de l’Aude à Carcassonne.
Sylvie Caucanas présenta le conférencier et l’AMLR et insista sur l’importance historiographique de l’ouvrage que le public allait découvrir.
André Balent fit une conférence devant un public de soixante-dix personnes, venues quelquefois de villages éloignés du département.
Le conférencier présenta d’abord le Maitron, retraçant brièvement son histoire, montrant l’ampleur d’une entreprise vieille de plus d’un demi-siècle. Il expliqua égalment ce en quoi consistait l’action de l’Association Maitron Languedoc-Rroussillon.
Mais l’objet principal de cette conférence était la présentation du Dictionnaire des fusillés et des exécutés, 1940 -1944. André Balent mit en évidence la genèse de cet ouvrage monumental en faisant ressortir le rôle éminent du regretté Jean-Pierre Besse. Il expliqua en quoi, il permettait de renouveler les problématiques de l’histoire de cette forme de répression, tordant définitivement le cou aux mythologies colportées par des mémoires à la fois concurrentes et complices qui empêchèrent de connaître enfin la réalité de l’histoire tragique d’une répression aussi systématique qu’implacable.
Mais André Balent s’efforça surtout de mettre en évidence les spécificités locales, audoises en premier lieu des massacres par fusillades et autres exécutions. Furent développés essentiellement les exemples de Baudrigue (Roullens), de Trassanel et de Rieux-Minervois. Ces exemples audois de massacres de l’année 1944 furent confrontés à ceux d’autres départements voisins, Pyrénées-Orientales, Ariège, Haute-Garonne, Hérault et permit d’esquisser quelques typologies.  
Animé aussi par Hélène Chaubin et Pierre Chevalier, membres du bureau de l’AMLR, par Sylvie Caucanas, directrice des archives départementales de l’Aude et par Jean-Louis Bonnet, historien audois — leurs interventions permirent de développer des thèmes que le conférencier avait esquissés —, un fructueux débat permit à des auditeurs d’apporter des précisions et de poser des questions dont la pertinence permit d’approfondir certains des thèmes abordés.
En résumé, une soirée du plus haut intérêt qui permettra de compléter la documentation disponible avec l’apport de nouveaux témoignages par des membres d’une assistance aussi attentive que concernée par le sujet.
 

fotografies :

el conferenciant Andreu Balent, la dreta Hélène Chaubin (AMLR) i Sylvie Caucanas, directora de l'ADA) ;

Andreu Balent i Sylvie Caucanas ;

intervencions de H. Chaubin i S. Caucanas ;

vista parcial de l'assitència. 

Hi ha, a la segona fila a l'esquerra, Jean-Louis Bonnet, de Carcassona, historiador que va animar, també el debat.

 

Clixés P. Chevalier.

 

                        Association Maitron Languedoc-Roussillon Procès-verbal de l’ Assemblée Générale du 28 février 2015 à  Sète (Hérault)
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Présents : MM. Balent André, Blin Jacques, Chevalier Pierre, Huard Raymond, Medan Jean, Richard Jean-Claude,  Ruquet Miquèl,  Vassakos Richard, Vazeilles Patrick, Mme Chaubin Hélène.


Représentés : MM. Andreani, Barba, Bonnaud, Bonet, Deschamps, Mallen,  Saint-Jours, Schill, Sugier, Susagna, Tirand. Mme Duplissy .

La séance est ouverte à 10h15. Le président remercie Jacques Blin qui a organisé notre rendez-vous de Sète, et tous ceux qui participent au rayonnement  de notre association.
1 -Il rappelle l’ordu jour qui débute par le bilan moral.  Notre Bulletin Le Midi rouge présente au rythme de 2 numéros par an  des biographies, des notes de recherche et des compte- rendus de lectures. Le numéro 24, réalisé en décembre 2014, a fait place au souvenir de la première guerre mondiale. Les contenus ont été appréciés. Le cercle des auteurs va s’élargir, en particulier en accueillant des textes signés par des étudiants de l’Université de Perpignan,  élèves de Nicolas Marty. Notre Bulletin est disponible dans les principales bibliothèques et les sites d’archives départementaux qui y sont abonnés. La bibliothèque universitaire de Montpellier III  a été sollicitée. Le site internet remarquablement tenu par Miquèl Ruquet permet l’accès en ligne aux contenus du Bulletin, à des articles de presse, aux publications de nos membres
Le 17 décembre 2014, à Pierres Vives, une demi-journée atttribuée à notre association nous a permis de présenter 3 contributions sur le thème « Jeunesse et Résistance ». André Balent sur Jordí, un jeune catalan dans les réseaux pyrénéens, Jacques Blin sur François Chafes, itinéraire d’un jeune résistant sétois déporté à Mathausen, et Hélène Chaubin sur Les organisations de Jeunesse maréchalistes et la Résistance. L’enregistrement de cette séance sera  placé sur le site de Pierres Vives. Nous apprécions ce partenariat avec les Archives de Pierres Vives et souhaitons le pérenniser.
. Les Actes de la Journée d’étude qui avait été consacrée en 2011 à la Deuxième Gauche  (1945-1968) seront prêts en mars et publiés en 2015. Tout ceci temoigne du dynamisme de notre association.
Le bilan moral est approuvé à l’unanimité.
2 –André Balent présente le bilan financier : le nombre d’adhérents est en progression : 41 en 2014. Pour la région, la répartition est la suivante : 15 dans les Pyrénées Orientales, 11 dans l’Hérault,  3  dans l’Aude, 9  dans Le Gard. Il n’y en a pas en Lozère. Abonnements institutionnels : 11.
  Comptes financiers : le solde des dépenses et recettes  est positif, surtout grâce aux cotisations et il n’y a pas de dettes.  Bilan financier : l’actif au 31 décembre 2014 est  de 5904,03€. Au 1er février 2015 : 6050,83€. Pas de subventions. Il est envisagé de solliciter la Région. Nous bénéficions de la convention avec les Presses Universitaires de Perpignan qui prennent en charge l’impression de  notre Bulletin. Notre association apportera aux PUP en 2015 une contribution de 500 € pour la publication des Actes sur la Nouvelle Gauche.
Le bilan financier est approuvé à l’unanimité.
3 - Renouvellement du Bureau. Pas de candidatures. Le Bureau est reconduit à l’identique pour 2015.Vote à l’unanimité.
 4- Recherches biographiques. André Balent qui a représenté l’Association à la Journée Maitron à Paris pour le  50° anniversaire fait appel aux chercheurs tant pour réaliser rapidement les notices du  Dictionnaire des Fusillés et victimes sommairement exécutées, que pour réaliser les biographies destinées au  prochain volume du Maitron. Pour la lettre S le terme est placé à mi-juillet pour le dictionnaire papier et à septembre pour la mise en ligne.  La biographie de Gérald Suberville devra être complétée. Hélène Chaubin ira consulter le fonds Suberville conservé à Champigny.  J.C. Richard estime que ce fonds devrait être ramené aux Archives de Montpellier. Et il a demandé que les volumes du Maitron soient en libre accès à Pierres Vives.  
5 – Préparation de notre Journée 2015sur Les Mines  et les Mineurs en Languedoc-Roussillon de la fin du 19° au début du 21° siècle. Elle aura lieu à Nîmes aux Archives départementales le 5 décembre 2015.  Monsieur Huard a obtenu l’accord verbal de la Direction. Huit contributions sont prévues. Les deux présidents de séance seront Raymond Huard et Jean Sagnes. 
 6 - Questions diverses  Collaboration : Jean-Claude Richard évoque les difficultés de la recherche en ce domaine, l’infilration du  groupe franc de Montpellier par la Gestapo et par la  police de Marty. Il a déposé aux Archives de Montpellier un dossier sur  Raoul Batany.
L’ordre du jour est épuisé. Le président met fin à la séance à 12h45.
Le déjeuner est pris en commun.             
                                                            P/ le Bureau : Hélène Chaubin.                                       

 

Procès-verbal de l'Assemblée Générale de l'Association Maitron Languedoc-Roussillon Samedi 8 février 2014, à Taurinya (Pyrénées-Orientales).

Séance ouverte à 10h30.

Présents : MM. Balent André, Blin Jacques, Chevalier Pierre, Pennetier Claude, Ruquet Miquèl, Sentis Georges, Schill Pierre, Vassakos Richard, Mme Chaubin Hélène.
Représentés : Mme Maillé-Camo, MM. Andreani, Barba, Bonet, Deschamps, Grau, Gros, Huard, Mager, Malcles, Medan, Richard, Saint-Jours, Tirand, Vazeilles, Zaidman

Ordre du jour :
- Claude Pennetier, directeur du Maitron, ouvre la séance en présentant le bilan de 50 ans de travaux consacrés à l’élaboration de biographies destinées au DBMOS essentiellement pour la 5° période qui va de 1940 à 1968. Le Dictionnaire des Anarchistes est publié ; le dictionnaire des Gaziers et Electriciens est terminé. Le cinquantième anniversaire sera célébré lors de la Journée Maitron à Paris, le 3 décembre 2014. Claude Pennetier souhaite que des délégués de toutes les Associations régionales soient présents à cette occasion. La région Languedoc-Roussillon est constituée de 5 départements inégalement représentés dans le Maitron. La faible représentation de la Lozère fait contraste avec celle des Pyrénées-Orientales environ 80 biographies contre plus de 1000 : André Balent, qui a travaillé aussi sur la troisième et sur la quatrième période est le premier contributeur des Pyrénées-Orientales. Pour l’Hérault qui se situe à peu près à égalité avec les Pyrénées-Orientales, Jean Sagnes a apporté nombre de biographies importantes. L’Aude est moins présente, et on peut souhaiter que le Gard pour lequel Raymond Huard a fait un travail considérable, continue à être étudié, en raison de son importance historique.

L’Association reconnaît que ces différences tiennent évidemment au nombre d’historiens disponibles dans chacun des départements.

- Richard Vassakos, élu vice-président à l’Assemblée générale de Nîmes le 2 février 2013 présente le rapport moral. La publication régulière du Midi Rouge continue, à raison de deux parutions par an. Le CIRDOC de Béziers a reçu la collection du Bulletin et prévoit de s’y abonner. La publication des Actes de la Journée d’études de 2011 est prévue. Elle a été retardée, parce que certains textes n‘ont pas été communiqués dans les délais convenus. En mai 2013, la Journée d’études consacrée à la Résistance et à l’Épuration s’est déroulée à Montpellier dans de très bonnes conditions. Un partenariat régulier avec les Archives départementales à Aigues Vives est proposé.
- André Balent présente le rapport financier. Il fournit les documents comptables. Les comptes sont en équilibre avec un solde positif pour 2013 de 737, 58 euros contre 265,93 euros en 2012. Les réserves sont de 5414, 25 euros. La plus grande partie de ces réserves est versée sur un compte sur livret pour associations afin de rapporter une petite somme chaque année. Les ressources de l’Association proviennent exclusivement des cotisations, des abonnements au Bulletin, des ventes de Midi Rouge, et des Actes de la Journée d’études de Perpignan de 2009. L’assemblée approuve les deux bilans à l’unanimité.
- Le Bureau est renouvelé à l’unanimité : Richard Vassakos est élu président. André Balent, trésorier et Pierre Chevalier trésorier-adjoint, sont réélus, ainsi qu’Hélène Chaubin, secrétaire. Xavier Verdejo ayant démissionné, le Bureau est composé de Jacques Blin, Nicolas Marty, Patrick Vazeilles, réélus.
- Le site internet de l’association est géré par Miquèl Ruquet. Il permet la mise en ligne des contenus du Bulletin ainsi que les avis de publications des travaux régionaux signés par les membres.
- Le Comité de lecture du Midi Rouge est reconduit avec André Balent, Hélène Chaubin, Raymond Huard, Nicolas Marty, Patrick Vazeilles. Olivier Dedieu est remplacé par Jacques Blin.
- Le Bulletin Midi Rouge : le numéro 22 est en diffusion. Le contenu du numéro 23, à paraître en juin 2014, sera établi par le Bureau lors de sa réunion du 8 mars 2014.
- Une Journée d’études sera préparée lors des réunions du Bureau ; elle aura lieu sauf imprévu en 2015 dans le Gard. La proposition de Pierres Vives d’attribuer à l’Association une place régulière dans son Agenda est à l’étude. Elle est approuvée en principe par l’Assemblée générale ; il en est de même pour deux autres offres : une coopération avec la revue Études Héraultaises, et un accord avec l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie parmi lesquels il nous serait possible de trouver de nouveaux contributeurs.

L’ordre du jour étant épuisé, le président met fin à la séance à 13h.

Après le déjeuner pris en commun a eu lieu comme prévu la visite de l’ancien site minier de Salver, proche de Taurinya.

Pour le Bureau, Hélène Chaubin

Journée d’Étude du 30 novembre 2013
Archives départementales de l’Hérault, Pierres Vives, 907 avenue du Professeur Blayac à Montpellier

Résistances, Libération et Epuration en Languedoc-Roussillon, 1940-1944.

Accueil à 9h30
À partir de 10h sous la présidence de Nicolas Marty : Résistances
- Jean-Marie Guillon : Résistance en Languedoc, Résistance en Provence, approche comparée.
- André Balent : Mobilité géographique des résistants : itinéraires de résistants des Pyrénées-Orientales d'après le Maitron.
- Xavier Verdejo : Les FTP audois.
- Hélène Chaubin : Gilbert de Chambrun, de la Résistance en Lozère à l'incorporation au sein de la 1ère Armée.

De 14h à 17h sous la présidence de Jean-Marie Guillon : Libération et Épuration.
- Armand Cosson, L'épuration extra - judiciaire dans le Gard
- Nicolas Marty, L'épuration économi-que dans les Pyrénées-Orientales.
- Richard Vassakos, Libération et épuration à Béziers.
- Jacques Blin, Emotions populaires et Libération à Sète.

COMPTE RENDU DE LA JOURNEE D’ÉTUDE DU 30 NOVEMBRE 2013 (Suite)

Pour la troisième fois, l’Association Maitron a organisé sa journée d’Étude bisannuelle. Après Perpignan en 2009, Béziers en 2011, c’est Montpellier qui a accueilli cette année la rencontre. Le nouveau site “ Pierresvives ”, où siègent les Archives départementales de l’Hérault, en a été le cadre fort agréable bien que difficile à trouver. Le thème abordé a pris quelques temps d’avance sur les commémorations à venir puisqu’on y a parlé de Résistance, de Libération et d’épuration en Languedoc-Roussillon (1940-1944). L’idée de Résistance a occupé la matinée. L’intervention de Jean-Marie Guillon (professeur émérite en histoire contemporaine à l’Université de Provence) a, de façon très claire, présenté une sociologie comparée des Résistances en Provence et dans le Languedoc-Roussillon, en même temps qu’une évolution parallèle, “ France en réduction ” a précisé l’auteur. Rappelant que la Résistance était un processus englobant toutes formes d’opposition à l’occupant et au Régime de Vichy, il a tracé les proximités évidentes comme “ être dans la zone non-occupée ”, et son corollaire de la fin 43, “ être dans la zone occupée ” ou plus géopolitiques comme la prise du pouvoir par le “ Midi Blanc ” (Vichy) au détriment du “ Midi Rouge ”. Il a aussi noté des différences, comme l’existence d’une grande métropole (Marseille) dans l’une des deux régions, et relevé ce qui pourrait être un lien : la frontière des deux régions avec un pays étranger ; mais si l’Italie joue, en Provence, le rôle de l’épouvantail, avec la crainte d’une annexion, l’Espagne, bien que franquiste, semble plutôt être la porte entrouverte vers Londres puis Alger en Languedoc-Roussillon.
La répression devient forte à partir de 1943 et l’arrivée des Allemands. Elle est le fait du Sipo allié en Provence au PPF, à la Milice en Languedoc-Roussillon.
Au départ, ces Résistances regroupent essentiellement des militants politiques (jusqu’à l’automne 1941), puis se développe une cristallisation des Mouvements (Combat par exemple) ; ensuite les Mouvements conquièrent les petites villes ; enfin, il y a ruralisation avec les maquis (Montagne refuge). Le schéma est identique dans les deux régions. Il y a peu d’échanges d’hommes entre Provence et Languedoc-Roussillon.
Enfin, J.-M. Guillon a brossé un tableau des deux partis politiques essentiels de la Résistance dans les deux régions : le Parti communiste et le Parti socialiste. Mais, pour ne pas déflorer l’édition des actes, nous ne développons pas ce point.
Au total, on peut dire que cette introduction à la journée fut particulièrement riche, trop peut-être puisqu’il n’y eut que peu de questions.
Ce fut, alors, au tour d’André Balent (professeur d’histoire retraité) d’intervenir sur la mobilité géographique des Résistants des Pyrénées-Orientales dont il a rédigé la notice pour le Maitron. Sur 150 notices rédigées, il n’a pu dénombrer que 20 “ émigration ” vers des cieux plus cléments (12 communistes et 8 MUR, essentiellement de Libération Sud) et inversement quatre ont quitté leur région pour venir dans les PO. Les raisons des départs sont liés à la Résistance ou légèrement antérieure à la Guerre (pour les communistes surtout). La région d’accueil est Midi-Pyrénées pour la majorité, suivie des autres départements du Languedoc-Roussillon et de la région lyonnaise (comme pour la Provence, où c’est la destination principale). André Balent a, alors, dressé une liste des partants avec quelques indications sur les raisons de leurs départs et leurs choix de point de chute. Ce travail est une illustration de l’intervention précédente.
Hélène Chaubin (professeur d’histoire retraitée) a clos la matinée en présentant l’itinéraire politique et résistant de Gilbert de Chambrun. Bien qu’aristocrate et diplomate, Gilbert de Chambrun lutta aux côtés des milieux populaires contre l’occupant et ses alliés français. La description qu’Hélène Chaubin a faite de son parcours de guerre (drôle de guerre, Dunkerque, retour en France et, après la Résistance, Libération et armée) puis de ses Résistances en Lozère (depuis son aide aux réfugiés et internés étrangers jusqu’aux combats pour la libération du territoire) a mis en lumière un homme attaché à son terroir, proche de ses hommes, n’hésitant jamais à dire et souvent faire ce qu’il pensait juste de faire.
Une courte discussion clôtura la matinée.
L’après-midi a été consacrée à l’épuration au travers de deux exemples : le Gard et Béziers.
Armand Cosson (professeur d’histoire retraité) a parlé de l’épuration extra-judiciaire (6 juin 44-septembre 44). Les premières exécutions ont lieu avant août 44. Les mobiles peuvent être la responsabilité dans l’application des ordres de vichy, la trahison, des ouï-dire, des raisons sociales ou personnelles ou ignorées. Entre le débarquement et la Libération du Gard le phénomène s’accélère. Puis vient, le 24 août, la libération de Nîmes et la présence en ville de nombreux FFI (jusqu’en septembre 44). L’exécution d’otages fusillés en public devant les arènes débute une macabre série. Il s’agit pour le PC d’une réponse aux pendaisons de mars 44. Ces exécutions, pour ne plus être publiques n’en furent pas moins nombreuses : fusillés en représailles ou fusillés au titre d’otages. D’une façon générale, les exécutions faites par les maquisards sont tolérées tandis que les exécutions d’otages font polémique. Des prisons des FFI existent. À compter du 23 septembre, une cour de justice est instaurée, les dernières exécutions furent légales.
La période août-septembre représente 70% des exécutions sur 130 exécutés. Cette justice expéditive est au cœur des débats entre FTP et MLN.
Richard Vassakos (professeur d’histoire) s’est pour sa part attaqué au même phénomène à Béziers. Dès le printemps 44 des violences éclatent (résistants assassinés ou fusillés, bombardement allié). Le 20 août, alors que les Allemands traversent la ville, ils sont harcelés par des FFI ; on dénombre plusieurs morts et blessés. Cependant la prise de l’hôtel de ville se fait sans combat ni opposition. L’épuration débute en septembre, elle se traduit par des tontes de femmes à la prison de Béziers et des arrestations sans exécution. Le 31 août, une cour martiale est créée et quelques miliciens sont exécutés en septembre. La chambre civique condamne 6 personnes à mort. Le 20 décembre les FFI attaquent la prison et exécutent 4 prisonniers, 4 autres attaques de la prison ont lieu entraînant des morts. En février 1945 des FFI, soupçonnés d’être les auteurs d’attaques, sont arrêtés et acquittés. L’opposition entre justice saine et démocratique (sous-préfet) et justice qui doit se faire (population) s’exacerbe. Cependant une grande partie de la population préférerait un retour au calme.
Ces deux passionnantes interventions ont permis de percevoir qu’en définitive les pouvoirs à la libération sont souvent dépassés par la violence de ce que les gens ont vécu.
La dernière intervention de la journée est due à Jacques Blin (retraité de la fonction territoriale). Elle a pour thème “ émotions populaires et libération ” à Sète. La faiblesse de la population qui n’a pas été expulsée de cette ville en zone réservée(3500 habitants à la libération contre 38000 habitants en 1938) et les critères de choix des “ restants ” rend difficile ce travail. Des revendications alimentaires à la manifestation de ménagères de 1942, des actions armées, des actions anonymes ou organisées pour tenter de préparer le redémarrage de la vie rendent compte de ces “ émotions populaires”. Un bombardement allié, le minage du port par les soldats allemands font retomber la joie d’une victoire qui vient. Et puis le retour des évacués entraîne la colère avec son lot d’expulsions ; mais fort heureusement le port peut ouvrir le 20 novembre 1944, signe d’un retour du travail et d’une certaine stabilité. Que d’émotion dans cette intervention !

Cette journée, riche d’interventions de qualité, malgré l’absence motivée et excusée de deux orateurs, m’a semblé bien équilibrée. Même si la communication de Xavier Verdejo sur les FTP Audois aurait pu combler l’absence de la Résistance audois dans cette journée, tout en illustrant la communication de Jean-Marie Guillon. Tandis que celle de Nicolas Marty elle aurait apporté un éclairage totalement absent jusqu’alors sur un autre type d’épuration, avec tous les enjeux qui l’explique. Nous avons cependant manqué de temps pour discuter avec les intervenants. J’ai hâte de lire les actes de cette journée.

Pierre CHEVALIER

Armand Cosson, Jean-Marie Guillon, Richard Vassakos et Jacques Blin (après-midi)

Compte-rendu de l'AG de l'Association le 2 février 2013 :

Procès-verbal de l’Assemblée Générale du 2 février 2013 à Nîmes. Séance ouverte à 10h30.

Présents : MM. Andreani Roland, Balent André, Chevalier Pierre, Dedieu Olivier, Huard Raymond, Malclès Robert, Vazeilles Patrick, Verdejo Xavier, Mme Chaubin Hélène. Représentés : Mme Duplissy Chantal, MM. Blin, Bonet, Grau, Richard, Saint-Jours, Schill, Tirand. Excusé : M. Vassakos.

Ordre du jour :

• Olivier Dedieu, président, présente le bilan moral : il souligne la continuité des activités avec la publication semestrielle du Bulletin Le Midi Rouge, et la tenue régulière, chaque année, d’une Journée d’Études. André Balent présente le bilan financier illustré par les documents comptables. Les comptes de l’Association sont en équilibre grâce aux cotisations, aux ventes du Bulletin et des Actes des Journées d’Études. Les dépenses de 2012 s’élèvent à 686,64 € ; les recettes à 951, 57 €. L’Association dispose des réserves suivantes au 31 décembre 2012 : 522,63 € pour le compte courant ; 4062, 59 € pour le compte sur livret. L’Assemblée approuve à l’unanimité les deux bilans.

• Le siège de l’Association sera maintenu dans l’Hérault, mais transféré de Montpellier à Béziers, au Secrétariat : 32 rue Eugène Jamot, 34500, Béziers.

• Le Bureau est renouvelé. Olivier Dedieu président réélu ; le Bureau, approuvé à l’unanimité par l’Assemblée Générale, attribue à un membre du Bureau, Richard Vassakos, une délégation des pouvoirs du Président aux fins de le remplacer quand celui-ci est empêché. André Balent trésorier est réélu ; un trésorier adjoint : Pierre Chevalier est élu. Hélène Chaubin secrétaire réélue ; Jacques Blin, Nicolas Marty, Patrick Vazeilles, Xavier Verdejo sont membres réélus. Unanimité des votes.

• Le Comité de lecture du Midi Rouge est reconduit : André Balent, Hélène Chaubin, Olivier Dedieu, Rymond Huard, Nicolas Marty, Patrick Vazeilles. • Les Journées d’Études : les contributions à la Journée de 2012 sur « La nouvelle Gauche » doivent parvenir au plus tard le 15 avril 2013 à André Balent pour la publication. La date du samedi 23 novembre 2013 est proposée pour la prochaine journée d’Études qui aura lieu à Montpellier sur les thèmes « Résistances et Libération en Languedoc-Roussillon ». Il y aura quatre interventions dans chaque demi-journée : le matin sera consacré aux Résistances. Les questions retenues sont les suivantes : Olivier Dedieu , « Le Mouvement Combat dans l’arrondissement de Béziers ». André Balent : « Mobilité géographique des résistants ; exemples d’itinéraires dans les Pyrénées-Orientales ». Xavier Verdejo : « Les FTP audois ». Hélène Chaubin : « Gilbert des Chambrun : de la résistance en Lozère à l’amalgame FFI-1ère Armée ». Interventions de l’après-midi : Nicolas Marty : « L’épuration économique dans les Pyrénées-Orientales ». Armand Cosson : « L’épuration extra- judiciaire dans le Gard ». Richard Vassakos : « Libération et épuration à Béziers ». Jacques Blin : « Émotions populaires et Libération à Sète ». • Le Bulletin « Midi Rouge » : la remise des textes pour le numéro 21 doit être faite avant le 15 mai 2013. Ce numéro contiendra des biographies, un compte-rendu de lecture de Raymond Huard sur un Mémoire de Théophile Roussel, parlementaire républicain en Lozère au XIX°siècle ; un autre compte-rendu sera consacré à un numéro spécial des Annales du Midi, le numéro 280 d’octobre-décembre 2012 : « Politique et symbolique de la Restauration à la Révolution nationale. Déclinaisons méridionales ». Articles : de Michel Chevalier, sur Léo Figueres ; d’Hélène Chaubin sur « L’exil politique en Languedoc-Roussillon pendant la Guerre froide » ; de René Merle sur le thème du « Midi Rouge ».

• Il sera fait une demande de subvention pour le financement en 2014 de la publication des Actes de la Journée d’Études de 2013. L’ordre du jour étant épuisé, le président met fin à la Séance à 13h. La visite au Fort Vauban a eu lieu l’après-midi.

Pour le Bureau : Hélène Chaubin.

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